élevage le gaulois : l'envers du décor

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        Entre le 4 juillet et le 9 août, des lanceurs d’alerte DxE France se sont rendus à plusieurs reprises dans un élevage de Machelles dans le Maine et Loire, afin d’y filmer l’évolution des poulets de chair destinés à la marque Le Gaulois où ils ont pu constater l’horreur de l’élevage intensif. Pendant un mois, ils ont suivi les poulets du stade de poussin, jusqu’à l’enlèvement pour les amener à l’abattoir à l’âge de 38 jours.

        Dès les premiers jours, les poussins meurent en grand nombre. Cela est dû en parti à cause du piquage. Les poussins se donnent des coups de becs mais dès qu’une goutte de sang apparaît les coups deviennent violents et pourrait aller jusqu’à la mort du poussin attaqué. Cela est très fréquent chez les poules aussi. Les causes les plus importantes de ce phénomène sont l’ennui et l’inactivité. Dans notre enquête, beaucoup ont été filmés morts, blessés ou agonisant. 

        En grandissant, leurs conditions empirent, leur litière ne sera jamais changée au cours de leur vie donc l’ammoniac, se dégageant de leurs excréments sur lesquels ils se couchent, leur brûle la peau et les plumes, ainsi que les voies respiratoires. Certains ne supportent même plus leur propre poids sur leurs pattes car étant génétiquement sélectionnés pour atteindre leur poids maximal en seulement 38 jours, ils prennent du poids trop rapidement et le développement de leurs muscles afin de tenir debout est trop lent. Ces poulets tombant à la renverse et ne pouvant plus se déplacer, tentent de survivre, mais certains ne pouvant plus atteindre l’eau ni la nourriture meurent lentement.

        Au moment de l’enlèvement, les poulets sont aspirés dans dans une sorte de moissonneuse puis propulsés dans des caisses. Les ouvriers, devant aller le plus vite possible, referment ces caisses violemment et dans l’action, certains poulets se retrouvent avec des ailes ou des pattes cassées. 

        Qui se souvient de la publicité Le Gaulois avec des poulets dansants? Clairement, la marque ment aux consommateurs.

        Le groupe LDC à qui appartient Le Gaulois a mis en place une charte du bien-être animal, nous avons pourtant constaté que l’élevage de Machelles n’avait rien de plus comparé à d’autres élevages de poulets de chair “traditionnels”, car les animaux sont élevés en bâtiment, sans accès à l’extérieur comme 80% des élevages de poulet en France. Chaque année, plus de 700 millions poulets sont abattus pour nourrir les français, à ce rythme et pour rester compétitif, la question du bien-être animal ne passe qu’en dernier.