Herta : Visite d'un des 200 élevages

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UN DES 200 ÉLEVEURS HERTA

       Le 13 juin 2019, une équipe de lanceurs d’alerte DxE France s’est rendu dans un élevage porcin officiel Herta afin de découvrir ce qui se cache derrière la publicité bucolique des Knackis. L’élevage, situé en Ile-et-Vilaine, fait partie du groupement de 200 éleveurs français Herta. Cet élevage de système intensif, où les cochons sont élevés en bâtiment sur caillebotis (comme 95% des élevages porcins français), est naisseur-engraisseur. 

        Les truies passent vraisemblablement toute leur vie dans des cages où elles ne peuvent même pas se retourner, ce qui représente 1 an et demi sur leurs 3 ans de vie. Tous les cochons voient leur queue coupée et leurs dents limées, dès leurs premiers jours de vie afin d’éviter les actes de cannibalisme dûs à leur concentration, le stress, et l’ennui. 

DES PORCELETS MUTILÉS

       Durant la semaine suivant leur naissance, les porcelets mâles subissent une castration sans anesthésie. Nos lanceurs d’alerte ont découverts des dizaines de porcelets pour lesquels la castration a mal tournée. Ils se retrouvent avec deux plaies ouvertes au niveau des testicules, alors qu’ils vivent dans la crasse et juste au dessus de leurs déjections qui rejettent de l’ammoniac, un gaz abrasif. L’un d’entre eux a même été retrouvé mort.

POURTANT HERTA S’ENGAGE

« La qualité et la traçabilité des matières premières font partie des axes clés pour conserver la confiance de nos clients »

 – Arnaud de Belloy, Président Directeur Général de HERTA

        Bien loin des réalités de ses élevages, Herta a fait des termes “traçabilité”, “bien-être animal”, et “qualité” les maîtres mots de ses campagnes de communication. La marque affirme même avoir “réalisé une centaine d’audits d’élevage” pour s’assurer que les normes de bien-être animal sont respectées. De toute évidence, ces normes ne sont pas suffisantes car nous ne pouvons pas dire que les animaux sont heureux dans ces conditions. 

UN ANCIEN COMMANDANT DU GIGN CONTRE L’ÉLEVAGE INTENSIF

       Franck Pierrot, ancien commandant d’un groupe opérationnel du GIGN ayant participé à la libération des otages à Marignane en 1994, et maintenant conférencier professionnel, a accepté de présenter notre vidéo-enquête. Il s’est dit profondément choqué par les images, et se prononce contre l’élevage intensif. Il rejoint ainsi une grande majorité de la population française qui se prononce à 90% contre l’élevage intensif. Et pourtant, ce type d’élevage continue de représenter 80% de la production française, toutes espèces confondues. 

« Si l’élevage intensif est conforme aux normes de bien-être animal, alors ce sont ces normes qu’il faut changer. Mais pour y arriver, il faut que les consommateurs et la filière acceptent de se remettre en question pour trouver des solutions ensemble. Plus les gens seront informés de ce qui se passe dans ces élevages, plus les grandes marques ainsi que les lobbys de la viande et les politiques devront céder à cette pression en se remettant en question.”